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mardi 7 avril 2009

Esaïe 41,21 à 29


Texte biblique

Plaidez votre cause, Dit l’Eternel ; Produisez vos moyens de défense, Dit le roi de Jacob. Qu'ils les produisent, et qu'ils nous déclarent Ce qui doit arriver. Quelles sont les prédictions que jadis vous avez faites ? Dites–le, pour que nous y prenions garde, Et que nous en reconnaissions l'accomplissement ; Ou bien, annoncez–nous l'avenir. Dites ce qui arrivera plus tard, Pour que nous sachions si vous êtes des dieux ; Faites seulement quelque chose de bien ou de mal, Pour que nous le voyions et le regardions ensemble. Voici, vous n’êtes rien, Et votre œuvre est le néant ; C’est une abomination que de se complaire en vous. Je l’ai suscité du septentrion, et il est venu ; De l’orient, il invoque mon nom ; Il foule les puissants comme de la boue, Comme de l’argile que foule un potier. Qui l’a annoncé dès le commencement, pour que nous le sachions, Et longtemps d’avance, pour que nous disions : C’est vrai ? Nul ne l’a annoncé, nul ne l’a prédit, Et personne n’a entendu vos paroles. C’est moi le premier qui ai dit à Sion : Les voici, les voici ! Et à Jérusalem : J’envoie un messager de bonnes nouvelles ! Je regarde, et il n’y a personne, Personne parmi eux qui prophétise, Et qui puisse répondre, si je l’interroge. Voici, ils ne sont tous que vanité, Leurs œuvres ne sont que néant, Leurs idoles ne sont qu’un vain souffle.

Réflexion

Les faux dieux pris en défaut :

Toujours dans l’optique de la comparaison, Esaïe confronte de nouveau les idolâtres à la vanité et l’impuissance des faux dieux auxquels ils ont recours. Entre autre, le pouvoir d’un dieu est dans sa capacité à être le maître du temps, des circonstances et des événements qui font l’histoire. Aussi, afin que leurs prétentions à la divinité soient crédibilisées, Esaïe invite, de la part de Dieu, les faux dieux à produire leur preuves. Qu’ont-ils dit, annoncé d’avance dans le passé qui se soit réellement produit ? Quelles preuves de vérité au sujet du passé peuvent-ils fournir pour que, quelque part, on puisse leur faire confiance pour l’avenir ? S’ils sont dieux, ils savent alors de quoi sera fait cet avenir ! Qu’ont-ils à dire à ce sujet pour que l’on puisse, lorsque les événements se produiront, constater la véracité ou non de leurs paroles ?

Dieu, nous le sentons dans les paroles d’Esaïe, n’est habité par aucun doute ni aucune crainte face aux faux dieux. Il sait qu’il n’y a aucun risque qu’ils passent le test de la vérité avec succès. Les faux dieux ne sont quelque chose que pour ceux qui le croient ; sinon, ils ne sont rien ! Lui, l’Eternel, n’hésite pas par contre à dire et prédire ce que sera l’avenir. Ce qu’Il dit s’accomplira. Aussi prend-Il ici les devants pour annoncer d’avance la venue du Nord d’un grand conquérant, inspiré par Lui, qui piétinera tout sur son passage ( il peut être ici question de Cyrus, roi de Perse : Esaïe 44,28 ; 45,1.13), un conquérant inattendu : v 26.

Cette nouvelle comparaison entre le néant des faux dieux et la solidité de la crédibilité des paroles dites par Dieu a un seul objet : celui d’inciter le peuple de Dieu a s’appuyer avec force sur ce que dit Dieu. Dans un monde en crise, inondé d’informations et de prédictions contradictoires, cette invitation est toujours d’actualité. C’est dans la Parole de Dieu que nous devons chercher ce qui nous permet de comprendre les temps dans lesquels nous vivons : Luc 16,1 à 3. Tout a été écrit, tout ce qui va se produire s'y trouve déjà ! Béni soit Dieu, le Dieu de vérité, pour la fiabilité de Sa Parole, parole de vérité, inspiré par Son Esprit, esprit de vérité !

lundi 6 avril 2009

Esaïe 41,8 à 20


Texte biblique

Mais toi, Israël, mon serviteur, Jacob, que j’ai choisi, Race d’Abraham que j’ai aimé ! Toi, que j’ai pris aux extrémités de la terre, Et que j’ai appelé d’une contrée lointaine, A qui j’ai dit : Tu es mon serviteur, Je te choisis, et ne te rejette point ! Ne crains rien, car je suis avec toi ; Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite triomphante. Voici, ils seront confondus, ils seront couverts de honte, Tous ceux qui sont irrités contre toi ; Ils seront réduits à rien, ils périront, Ceux qui disputent contre toi. Tu les chercheras, et ne les trouveras plus, Ceux qui te suscitaient querelle ; Ils seront réduits à rien, réduits au néant, Ceux qui te faisaient la guerre. Car je suis l’Eternel, ton Dieu, Qui fortifie ta droite, Qui te dis : Ne crains rien, Je viens à ton secours. Ne crains rien, vermisseau de Jacob, Faible reste d’Israël ; Je viens à ton secours, dit l’Eternel, Et le Saint d’Israël est ton sauveur. Voici, je fais de toi un traîneau aigu, tout neuf, Garni de pointes ; Tu écraseras, tu broieras les montagnes, Et tu rendras les collines semblables à de la balle. Tu les vanneras, et le vent les emportera, Et un tourbillon les dispersera. Mais toi, tu te réjouiras en l’Eternel, Tu mettras ta gloire dans le Saint d’Israël. Les malheureux et les indigents cherchent de l’eau, et il n’y en a point ; Leur langue est desséchée par la soif. Moi, l’Eternel, je les exaucerai ; Moi, le Dieu d’Israël, je ne les abandonnerai pas. Je ferai jaillir des fleuves sur les collines, Et des sources au milieu des vallées ; Je changerai le désert en étang, Et la terre aride en courants d’eau ; Je mettrai dans le désert le cèdre, l’acacia, Le myrte et l’olivier ; Je mettrai dans les lieux stériles Le cyprès, l’orme et le buis, tous ensemble ; Afin qu’ils voient, qu’ils sachent, Qu’ils observent et considèrent Que la main de l’Eternel a fait ces choses, Que le Saint d’Israël en est l’auteur.

Réflexion

Seconde réaction : celle qu’est appelé à avoir Israël, peuple de Dieu :

Si les idolâtres n’ont pour ressource face au danger que l’auto persuasion, qui est une manière de s’encourager à partir des forces que l’on possède ou que l’on croit posséder, c’est sur d’autres bases, montre Esaïe, que le peuple de Dieu doit fonder sa position et asseoir sa sécurité. Nulle part, en effet, nous ne lirons dans la parole de Dieu que, face à ce qui est plus grand et plus fort que soi, le peuple de Dieu soit appelé à regarder ou à puiser en lui-même pour avoir la capacité de faire front. Si faible soit celui-ci, ce qui détermine la survie du peuple de Dieu tient :

1. D’abord aux bénéfices que lui confère le statut qui est le sien : v 8 à 13. Etre le peuple de Dieu n’est pas un vain mot ou une formule pieuse. C’est une réalité. Le peuple de Dieu est la propriété de Dieu, une propriété qui lui est chère, précieuse. Aussi, quiconque le touche ou veut s’en prendre à lui doit savoir que c’est à Dieu qu’il devra à la fois rendre compte et faire face. Comme un père ne peut laisser voir un étranger s’attaquer à son enfant sans réagir, ou un ami devant un autre ami en danger, Dieu dit ici à Israël qu’il doit savoir qu’il ne laissera personne, sans réaction de Sa part, s’attaquer à lui. Ce lien fort d’appartenance entre Dieu et Son peuple est la base première sur laquelle Israël doit fonder sa foi, sa paix et son attente.

2. Mais il y a plus encore ! Plus que d’être l’objet des bons soins de Dieu, l’Eternel a un autre projet pour Israël. Ce projet est que, plus que de l’assistanat, Dieu veut agir en Israël pour faire de lui dans le monde le moyen par lequel Il va juger le monde. Comme il en a toujours été le cas, Dieu choisit avec Israël ce qui est faible, ce qui est vil et ce qui est méprisable aux yeux du monde pour réduire à rien ce qui est ou ce qui croit être fort, puissant et sage. Ceci pour une seule chose : afin que nul ne puisse faire le fier devant Dieu et que celui qui est fier ne le soit qu’à cause d’une seule chose : l’œuvre et l’action du Seigneur à travers lui : 1 Cor 1,26 à 31.

Esaïe poursuit en donnant ensuite une preuve première de la réalité de ce que Dieu va faire par Israël dans le monde. C’est ce que Dieu va faire dans la terre même d’Israël. Le miracle de la transformation de la terre désertique d’Israël en jardin et en forêt est un message pour le monde : le message que Dieu a commencé à secourir Son peuple. Si la résurrection de la terre d’Israël est un message destiné à encourager le peuple de Dieu à croire en Sa fidélité et Son retour en grâce auprès de Lui, c’est aussi un message d’avertissement : il prévient les peuples que le Dieu qui a ressuscité ce peuple ne permettra à personne de le détruire. Plus encore, désormais, c’est à la puissance de Dieu même, à travers Son peuple, que ses opposants seront confrontés en voulant s’attaquer à lui.

samedi 4 avril 2009

Esaïe 41,1 à 7


Texte biblique

les, faites silence pour m’écouter ! Que les peuples raniment leur force, Qu’ils avancent, et qu’ils parlent ! Approchons pour plaider ensemble. Qui a suscité de l’orient Celui que le salut appelle à sa suite ? Qui lui a livré les nations et assujetti des rois ? Qui a réduit leur glaive en poussière, Et leur arc en un chaume qui s’envole ? Il s’est mis à leur poursuite, il a parcouru avec bonheur Un chemin que son pied n’avait jamais foulé. Qui a fait et exécuté ces choses ? C’est celui qui a appelé les générations dès le commencement, Moi, l’Eternel, le premier Et le même jusqu’aux derniers âges. Les îles le voient, et sont dans la crainte, Les extrémités de la terre tremblent : Ils s’approchent, ils viennent. Ils s’aident l’un l’autre, Et chacun dit à son frère : Courage ! Le sculpteur encourage le fondeur ; Celui qui polit au marteau encourage celui qui frappe sur l’enclume ; Il dit de la soudure : Elle est bonne ! Et il fixe l’idole avec des clous, pour qu’elle ne branle pas.

Réflexion

Un conquérant arrive : réactions

Alors que le chapitre 40 nous rappelait qui est Dieu, évoquant à la fois Sa sagesse, Sa grandeur, Sa toute-puissance et Sa souveraineté, le chapitre 41 nous introduit, avec l’annonce faite aux îles et aux peuples de la venue d’un conquérant qui sera, en quelque sorte, le bras armé de la colère et de la justice de Dieu, dans l’application directe de l’exercice de ces qualités qui sont la possession unique de Dieu. Si l’histoire du monde est faite de conquêtes, d’empires qui se lèvent et qui disparaissent sous l’impulsion de conquérants assimilés par les historiens à des génies ou des héros, Esaïe nous rappelle ici que, derrière les hommes qui font l’histoire, il y a le Dieu de l’Histoire. Dieu, rappelle ici Esaïe, est et sera toujours le Dieu de l’avant, le Dieu des origines, le Dieu qui décide, met en route, appelle, convoque, suscite pour que ce qui n’existait pas encore, soit. Rien de ce qui se produit n’échappe donc à Dieu ; rien ne peut sortir hors de Son champ de contrôle ; rien n’échappe à Sa souveraineté ; tout, au contraire, finit par concourir à l’accomplissement de Sa volonté et l’exécution de Ses desseins en accord avec Sa justice !

Au-delà du rapport que cela a avec Dieu, Esaïe montre aussi que ce qui se produit dans le monde est un révélateur particulièrement juste de ce qui, sur le plan spirituel, constitue la foi des peuples. Deux réactions nous sont ici décrites à l’annonce de l’arrivée du conquérant suscité par le Seigneur pour être le bras armé de Sa justice :

1ère réaction : celle des idolâtres : v 6 et 7.

N’ayant finalement que leurs propres forces pour appui, les idoles n’étant que de la matière morte, c’est par ce qu’on appelle aujourd’hui la méthode Coué, celle de l’auto persuasion, que les idolâtres se stimulent mutuellement et s’encouragent pour trouver la force de faire face à ce qui vient. Quelles que soient ses prétentions, l’incroyant n’a d’autre ressource que lui-même ou la force conjuguée d’un groupe pour faire face aux événements. Il n’en est pas de même pour le peuple de Dieu. Et les versets qui suivent, introduits par un mais, expriment ce qu’est le message de Dieu pour Son peuple en pareille circonstance, effrayante à vue humaine !