vendredi 14 août 2009

Esaïe 65,13 à 25


Texte biblique

C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Voici, mes serviteurs mangeront, et vous aurez faim ; Voici, mes serviteurs boiront, et vous aurez soif ; Voici, mes serviteurs se réjouiront, et vous serez confondus ; Voici, mes serviteurs chanteront dans la joie de leur cœur ; Mais vous, vous crierez dans la douleur de votre âme, Et vous vous lamenterez dans l’abattement de votre esprit. Vous laisserez votre nom en imprécation à mes élus ; Le Seigneur, l’Eternel, vous fera mourir, Et il donnera à ses serviteurs un autre nom. Celui qui voudra être béni dans le pays Voudra l’être par le Dieu de vérité, Et celui qui jurera dans le pays Jurera par le Dieu de vérité ; Car les anciennes souffrances seront oubliées, Elles seront cachées à mes yeux. Car je vais créer de nouveaux cieux Et une nouvelle terre ; On ne se rappellera plus les choses passées, Elles ne reviendront plus à l’esprit. Réjouissez–vous plutôt et soyez à toujours dans l'allégresse, A cause de ce que je vais créer ; Car je vais créer Jérusalem pour l'allégresse, Et son peuple pour la joie. Je ferai de Jérusalem mon allégresse, Et de mon peuple ma joie ; On n’y entendra plus Le bruit des pleurs et le bruit des cris. Il n’y aura plus ni enfants ni vieillards Qui n’accomplissent leurs jours ; Car celui qui mourra à cent ans sera jeune, Et le pécheur âgé de cent ans sera maudit. Ils bâtiront des maisons et les habiteront ; Ils planteront des vignes et en mangeront le fruit. Ils ne bâtiront pas des maisons pour qu’un autre les habite, Ils ne planteront pas des vignes pour qu’un autre en mange le fruit ; Car les jours de mon peuple seront comme les jours des arbres, Et mes élus jouiront de l’œuvre de leurs mains. Ils ne travailleront pas en vain, Et ils n’auront pas des enfants pour les voir périr ; Car ils formeront une race bénie de l’Eternel, Et leurs enfants seront avec eux. Avant qu’ils m’invoquent, je répondrai ; Avant qu’ils aient cessé de parler, j’exaucerai. Le loup et l’agneau paîtront ensemble, Le lion, comme le bœuf, mangera de la paille, Et le serpent aura la poussière pour nourriture. Il ne se fera ni tort ni dommage Sur toute ma montagne sainte, Dit l’Eternel.

Réflexion

Le bonheur à venir des élus

Le tri entre les fidèles et les apostats opéré, la distinction d’état liée à chacune des conditions entre dans sa pleine réalité. Car, tandis que les uns jouissent dans sa pleine mesure de tous les bienfaits inhérents à la bénédiction de Dieu, les autres dans la même mesure expérimentent ce que cela signifie d’en être privé. Des cris, souligne Esaïe, s’élèvent des deux camps. Mais, alors que chez les uns ce sont des cris de joie, chez les autres, ce sont des cris de souffrance et de douleur. Les uns comme les autres cependant, comme le dit aussi Paul dans Rom 9,19 à 23, serviront à leur manière à la gloire de Dieu. Par leur fin, les apostats serviront d’exemple d’imprécation à ceux qui, après eux, seraient tentés de suivre leurs traces. Par leur bonheur, les justes seront les témoins du privilège extraordinaire qu’est celui d’être le serviteur de Dieu.

Après avoir traité le sujet de la différence d’état des justes et des apostats, Esaïe s’attache, de la part de Dieu, à décrire ce que sera le monde nouveau qu’Il a préparé pour les Siens . Qui dit monde nouveau dit obligatoirement au moins deux choses : la 1ère est la mention de ce qui, venant du monde ancien, n’existera plus ; la seconde exprime ce qui, absent du monde ancien, sera là :

1. ce qui sera nouveau :

- le ciel et la terre
- une longévité beaucoup plus grande : mourir à 100 ans sera mourir jeune
- une proximité avec Dieu qui fera qu’à peine prononcée la prière sera exaucée
- la paix totale sur terre y compris dans le monde animal

2. ce qui ne sera plus de l’ancien monde :

- les détresses passées seront oubliées
- il n’y aura plus de pleurs, de cris
- aucun enfant ne mourra après avoir vécu quelques jours
- il n’y aura plus de guerre, ni de destruction sur la terre

Sous le règne du Messie se réalisera le monde idéal auquel auront aspiré les hommes sans jamais y arriver.

Aucun commentaire: